Visite des Bordelais à Patrimonio

Publié le par Jean-Sébastien Soldaïni

Ils sont venus en famille et a priori pour se détendre. Cinq vignerons et négociants en vin bordelais ont choisi Patrimonio pour passer leurs vacances en famille. Des propriétaires de grands crus, pour la plupart exploitants sur l’appellation Saint-Julien dans le Haut-Médoc. Mais réunissez des professionnels du nectar divin autour de la table d’un hôtel E Caselle entouré de vignobles... le thème de la discussion n’est un mystère pour personne.

« C’est toujours mieux de découvrir un pays s’il est entouré de régions viticoles », explique Laurent Ehrmann, négociant pour la maison Barrière Frères. Et même s’il avoue avoir goûté à peu de vins, il se dit « impressionné par la qualité des blancs secs de Corse ».

Les époux Sartorius-Barton sont eux, les héritiers de 3 siècles d’histoire passés au milieu des vignes. « Nous sommes la huitième génération d’exploitants », précise Lilian Sartorius-Barton. Propriétaire des Châteaux Langoa et Léoville Barton, deux crus classés, elle produit près de 400 000 bouteilles par an avec 70 hectares de vigne.

« Ne pas copier les copieurs »

« Les vins de Corse ont leur identité. Et ils doivent la conserver car elle convient parfaitement au climat et à la nourriture de l’île », note l’exploitante. « Il ne faut pas copier les copieurs », ajoute Michel, son mari. Et tous deux ses disent « très attirés par le muscat. Car c’est une saveur que l’on connaît peu chez nous ». « Et puis surtout c’est un vin de vacances », enchérit Arnaud de Vienne, propriétaire du Château de l’Ange gardien en Bourgogne, près de Nuits Saint-Georges en Bourgogne.

Des visites de caves ont aussi été organisées, notamment à Pastricciola, en compagnie du maire de Patrimonio, Guy Maestracci. Il s’amuse même de cette visite et plaisante : « Si les châteaux du Médoc viennent chez nous, on a peut-être de quoi s’inquiéter ! ».

Publié dans Corse-Matin

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