La réserve de la pointe du Cap livre l'histoire des douaniers

Publié le par Jean-Sébastien Soldaïni

Le chemin est caillouteux. Parfois pentu. Mais à la portée de tout le monde. Le sentier des douaniers de la pointe du Cap Corse a désormais sa visite guidée. Et c’est l’association des îles Finocchiarola, gestionnaire de la réserve naturelle du site, qui se charge de le faire découvrir aux marcheurs. Entre maquis odorant et plongée au cœur de l’histoire de la Corse. Pour seul décor, Capraia à l’horizon, Rogliano sur les sommets.

 

« Nous cherchons chaque année à améliorer l’accueil sur la pointe du Cap, explique Alain Camoin, responsable de la réserve. Car ce n’est qu’en offrant de prestations diverses et en protégeant le site qu’on attire du monde ». Le départ se fait de Macinaggio pour gagner, après une heure et demie de marche, la plage de Tamarone.

 

Tout en laissant derrière soi le port de plaisance, on longe la plage du village. Couverte de posidonies, elle permet d’aborder la discussion sur l’un des thèmes centraux de la visite. La botanique. « Je trouve que l’on ne parle pas assez de la conservation des plantes, explique Caroline Sicard, une des six salariés de la réserve. C’est pour cela que j’ai proposé d’axer la visite sur la flore, tout en complétant avec le patrimoine bâti et historique du lieu ».

 

Une carrière de chaux datant du XVIe siècle

Le circuit se veut avant tout pédagogique, « mais il ne faut pas d’interro à la sortie », plaisante Valérie une touriste venue de Haute-Savoie. Et outre le secret de la salsepareille, « soigneusement gardé par les Schtroumps », ou la découverte d’espèces protégées comme la lavande de mer, Caroline Sicard conduit les visiteurs jusqu’à la pointe de la Coscia. Et son passé calcaire. « Le site est une ancienne carrière qui date du XVIe siècle ». La preuve, le petit groupe pénètre dans un ancien four à chaux. Plus loin, un quai d’amarrage désaffecté témoigne du commerce qui en était effectué.

 

La ballade prend peu à peu de la hauteur et le port de Macinaggio flotte désormais à quelques encablures. Il aura bientôt disparu, quand la visite se dirigera vers Tamarone. Avec pour seul horizon, les îles Finocchiarola.

Publié dans Corse-Matin

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