Les parents dans la rue pour défendre un poste à Miomo

Publié le par Jean-Sébastien Soldaïni

Ils étaient une cinquantaine à se réunir, mardi soir, devant l’école primaire de Miomo, commune de Santa-Maria-di-Lota. Enseignants, parents d’élèves et agents de la municipalité entendaient protester contre la suppression d’un poste annoncée en mars par l’inspecteur d’académie. Avec un effectif passant à quatre instituteurs, les CE 1 et CE 2 seraient regroupés en une seule classe.

Henri Sisco, le maire de Santa-Maria-di-Lota, reçu dans la matinée par l’inspecteur, Michel Reymondon, a déclaré : « Il a maintenu sa décision de supprimer le poste. Mais en fonction des effectifs à la prochaine rentrée, il pourrait le rétablir. » Car la discussion porte sur le comptage des élèves. « Il y aura 107 élèves inscrits pour l’année 2007-2008, affirme Ghislaine Bernachi, déléguée de parents d’élèves. Mais Michel Reymondon refuse de prendre en compte les enfants qui ne résident pas sur la commune. »

« Chantage moral »

Une question de logique pour l’inspecteur d’académie « car il ne faut pas comptabiliser les enfants qui ont déjà une école sur leur commune ». Les effectifs passeraient alors à 96 élèves selon Ghislaine Bernachi. Elle estime que les personnels de l’école de Miomo sont victimes d’un « chantage moral ; on nous dit que si ce poste est maintenu, ce sera au détriment d’une autre classe, ailleurs dans le département ».

Le jeu de « pousse-pousse » est pourtant inévitable pour Michel Reymondon qui « doit adapter ses effectifs en fonction du nombre d’élèves. Si on ferme 4 postes, c’est pour en ouvrir autant ailleurs ». Pour lui, il faut rester raisonnable et empêcher « la chasse aux élèves », c’est-à-dire éviter que des écoles augmentent leurs effectifs en les récupérant sur d’autres communes.

Publié dans Corse-Matin

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