Les Bleus en transition

Publié le par Jean-Sébastien Soldaïni

Le S.C.B. a bétonné son année passée en National pour essayer d’affronter la Ligue 2 avec un moral gonflé à bloc. Histoire de se donner les moyens de réinstaller durablement le club au niveau professionnel.

 

L’affaire n’était pas dans le sac. Le Sporting avait plutôt la tête dedans et devait impérativement retrouver le moral. L’enjeu était de taille, mais les équipes à affronter ne donnaient pas forcément envie de jouer au ballon. Luzenac, Plabennec, Pacy-sur-Eure… Paesi persi où les bleus se sont rendus en ayant fait quasiment autant de kilomètres en bus qu’en avion. Le « National », le mot faisait peur et était presque devenu tabou dans les travées du stade Armand-Cesari. Y rester le moins de temps possible. S’assurer une remontée immédiate pour ne pas rester dans l’oubli du football professionnel. Contrat plus que rempli !  Comme si le Sporting avait voulu se débarrasser une fois pour toutes de cette 3e division. Jugez sur pièce : record de points dans une saison (91), record de victoires (27), plus petits nombres de défaites (3), une série ininterrompue de 31 matchs sans perdre… Et surtout, un public retrouvé. A mesure que les victoires s’enchaînaient, à chaque point ramené de l’extérieur les tribunes se garnissaient un peu plus. Même en plein hiver, Armand-Cesari s’est régulièrement rempli de plus de 4 000 personnes.

 

Malgré ces statistiques impressionnantes, « une chose est sûre, souffle Pierre-Marie Geronimi, le président du club, on ne veut plus y retourner. Il faut maintenant faire en sorte que le passage en Ligue 2 se fasse de manière extrêmement simple. C’est-à-dire qu’on ne doit pas sentir la différence entre les deux niveaux ». Beaucoup de choses restent à remettre en place. Relancer un peu le marketing. Remettre en route une machine administrative plus lourde, nécessaire au fonctionnement du club pour l’échelon supérieur…

 

Un échelon autrement plus corsé, que Frédéric Hantz, l’artisan de cette remontée considère comme « une Ligue 1 bis ». Monaco, Le Mans, Nantes, Lens, Boulogne, Sedan ou Guingamp seront sur le chemin du S.C.B. Un Sporting gonflé à bloc par ses réussites de la saison passée, mais conscient que la tâche sera rude. « Face à ces grosses cylindrées, nous arriverons sur la pointe des pieds avec beaucoup de choses à apprendre », relève Pierre-Marie Geronimi. Le président le reconnaît, « ça a eu l’avantage de remettre la tête sur les épaules à beaucoup d’entre nous. Ca nous incite à travailler encore et encore pour faire en sorte que le club aille de l’avant ». Pas trop de triomphalisme donc du côté de Furiani, simplement une « ambition de bien figurer au niveau supérieur », tempère le président qui n’exclut pas non plus de gravir encore un échelon dans les années à venir.

 

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