Toussainte Devoti, la politique sur le tard

Publié le par Jean-Sébastien Soldaïni

Candidate communiste, Front de gauche, Ier canton de Bastia

 

A 56 ans, elle est toute fraîche en politique. Sa première – et seule – campagne date des dernières municipales et elle a été élue. Une participation, un siège. 100% de réussite, ça fait rêver. Mais Toussainte Devoti n’est pas dupe, le scrutin de mars ne se jouera pas dans un fauteuil. Pour l’instant, elle occupe celui d’adjoint au maire de Bastia, déléguée aux affaires scolaires et ça lui va. Même si avant de se lancer dans la bataille, elle a « beaucoup réfléchi. Cela demande une grande implication et je n’étais pas sûre de pouvoir assumer ». Et puis elle s’est dit que « la politique avait besoin de gens sincères ».

 

Toussainte Devoti se veut avant tout « proche des jeunes ». Par son boulot d’abord : enseignante en communication pour des classes de BTS. De quoi « cerner leurs préoccupations au quotidien et principalement la difficulté qu’ils ont à trouver un emploi ». En bonne communiste, elle ne manque pas l’occasion de taper au passage sur l’action du gouvernement qu’elle juge « désastreuse. Avec un démantèlement su service public ». Et puis ensuite par son implication dans le milieu associatif. Elle s’occupe depuis près de 30 ans d’un club de twirling. Bénévolement. « J’ai passé une partie de ma vie à confectionner des costumes gratuitement. A aller chercher et ramener des enfants si leurs parents n’étaient pas disponibles pour les accompagner au club ». Toussainte Devoti voit bien sûr le sport comme un moteur à l’insertion sociale. Et elle semble l’alimenter en tournant nonchalamment sur son fauteuil de bureau. Au rez-de-chaussée de l’Hôtel de ville de Bastia. Là, elle y côtoie quatre de ses anciens élèves comme une fierté.

 

Mais ne lui parlez pas de cumul de mandats au cas où elle serait élue. Pour elle, le travail du Conseil général est la « continuité de ce qui est fait en mairie. Ce serait donc un complément de pouvoir travailler dans les deux institutions ». Elle ne se considère pas comme une « politicienne née », mais il semble que ses 15 ans de danse classique l’aident à marcher sur des œufs. A ses côtés sur le ticket communiste du Ier canton, il y aura Jean-Jacques Gil. Un homme qu’elle décrit comme « très militant. A la fois combatif et solidaire ». Il sera sa carte culturelle pour séduire l’électorat du marché. Un endroit que, forcément, elle connaît par cœur : elle est née rue des Zéphyrs. Elle peut ainsi se revendiquer comme étant du quartier.

 

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